Voici 3 petits exemples
qui vous permettront de comprendre.
Emmanuelle, jeune femme d'une trentaine d'années, arrive en larmes chez
Perceval. Elle montre son nombril. Elle est couverte de plaque jaunâtres
et suintantes du pubis jusqu'aux seins. Fait aux Halles à Paris, elle
rêvait depuis longtemps d'un piercing au nombril. Allergie géante,
infection, croutes purulantes, piercing profond, de travers. "C'était
un spectacle impressionnant -dit Perceval - je n'étais pas écoeuré
mais ça m'a rendu furieux contre le pierceur qui avait pratiqué
ce massacre" (aujourd'hui tout est rentré dans l'ordre après
des mois de soins laborieux).
Guillaume - 18 ans - part en vacances dans le sud. Il va chez un pierceur "qui
avait l'air sérieux" avec une vitrine bien en vue. "J'ai
cédé à mon envie et une semaine plus tard mon oeil était
presque recouvert par le enflement de l'arcade." A gauche une photo
de la même arcade après 2 semaines de soins et un bijou stérilisé.
L'arcade est encore rouge. " 2 semaines avant on ne voyait presque plus
l'oeil.
Même histoire pour Maxime 17 ans . Un tour aux Halles, où
le choix de boutiques ne manquent pas... 1 mois plus tard, la mère
de Maxime, effondrée, appelle Perceval pour qu'il intervienne d'urgence
sur son arcade tuméfiée avec une infection qui commençait
à masquer l'oeil.
Chaque semaine apporte son lot de catastrophes fait chez ces pierceurs qui encaissent
le fric des autres sans y mettre le moindre respect.
Quand on aime son métier,
on ne peut pas rester indifférent et se taire.